Ingraissable

À partir de 32,50  HT

45grs
Papier offrant une résistance accrue à la pénétration des graisses et à l’humidité
Couleur blanche

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Caractéristiques techniques

  • Dimensions : ND
  • Poids :
  • Grammage : 45grs
  • Couleur : Blanc
  • Personnalisable : Oui
  • Contact gras : Oui
  • Contact humides : Oui
  • Contact secs : Oui
  • Fabriqué en france : Oui
  • Materiau : Papier

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Comprendre le produit

Qu’est-ce qu’un papier ingraissable ?

C’est un papier dont la structure ou le traitement empêche les corps gras de traverser la feuille. Deux familles très différentes coexistent sous ce nom, et la confusion entre les deux est la source d’à peu près toutes les déceptions produit.

Ingraissable naturel ou ingraissable traité : quelle différence ?
  • Ingraissable naturel (greaseproof, papier cristal) : la barrière est obtenue mécaniquement, par un raffinage très poussé de la pâte. Les fibres sont hydratées et fibrillées jusqu’à former une feuille extrêmement dense et fermée, dans laquelle la graisse ne trouve plus de chemin. Aucun additif chimique n’intervient : le papier reste 100 % fibre, recyclable et compostable.
  • Ingraissable traité : la barrière est apportée par un traitement de surface — dispersion acrylique, biopolymère, silicone. Efficace, souvent moins cher à performance donnée, mais avec un impact sur la recyclabilité selon la nature et le dépôt du traitement.

Historiquement, une troisième voie existait avec les traitements fluorés. Elle est aujourd’hui fermée (voir plus bas).

Quelle différence entre ingraissable et sulfurisé ?

Le sulfurisé (parchemin végétal) subit un bain d’acide sulfurique qui gélifie partiellement la cellulose en surface, puis un lavage et un séchage. Résultat : une feuille résistante à la fois à la graisse et à l’eau, qui garde sa cohésion mouillée et supporte le four jusqu’à 220 °C environ. L’ingraissable naturel résiste bien à la graisse mais reste sensible à l’eau et ne va pas au four. Le sulfurisé est plus cher ; on le réserve à la cuisson et aux produits humides.

Et le papier cristal, c’est la même chose ?

Le papier cristal (glassine) est un ingraissable naturel poussé plus loin : il est fortement calandré, ce qui le rend lisse, brillant et translucide. Même barrière anti-graisse, aspect très différent — on le choisit pour la pâtisserie fine, les sachets à fenêtre visuelle et les intercalaires haut de gamme.

Performance et mesure

Comment mesure-t-on la résistance à la graisse ?

Deux méthodes font référence :

  • le Kit test (TAPPI T559), qui note de 1 à 12 la résistance à une série de solutions d’huile de ricin, toluène et heptane de plus en plus agressives. Plus l’indice est élevé, plus la barrière est forte ;
  • le test à l’huile de ricin (durée avant apparition d’une tache), plus proche des conditions réelles d’un emballage alimentaire.

Un indice Kit élevé ne garantit pas une tenue longue durée sur un produit chaud : demandez toujours à croiser les deux valeurs. [À ADAPTER : indiquer les valeurs Kit des références catalogue]

Quel niveau de barrière me faut-il ?

En règle générale : un contact court avec un produit peu gras et froid (viennoiserie, sandwich) se contente d’une barrière modérée. Un contact prolongé avec un produit chaud et très gras (frites, poulet frit, pizza) exige la barrière la plus haute — la chaleur fluidifie la graisse et accélère drastiquement la migration. Décrivez-nous le produit, sa température de mise en emballage et la durée avant consommation : ce sont les trois variables qui décident.

Le papier ingraissable est-il étanche à l’eau ?

Non. C’est la limite la plus mal comprise du produit : un ingraissable naturel absorbe l’eau et se ramollit. Pour un produit à la fois gras et humide, il faut soit un sulfurisé, soit un ingraissable avec traitement anti-humidité complémentaire.

Peut-il aller au four ou au micro-ondes ?

Un ingraissable naturel non traité supporte des températures modérées mais n’est pas un papier de cuisson — il n’a pas de propriété anti-adhérente et brunit. Pour la cuisson, utilisez un sulfurisé ou un siliconé. Au micro-ondes, un ingraissable naturel convient pour une remise en température courte.

Réglementation PFAS

Vos papiers ingraissables contiennent-ils des PFAS ?

Non. C’est aujourd’hui le premier critère d’achat de cette famille de papiers, et il est désormais réglementaire. Depuis le 12 août 2026, le règlement (UE) 2025/40 (PPWR) interdit la mise sur le marché européen des emballages au contact alimentaire dépassant les seuils de son article 5 : 25 ppb pour un PFAS non polymérique pris isolément, 250 ppb pour la somme, 50 ppm de fluor total. Aucune période transitoire n’est prévue : les stocks fabriqués avant cette date ne peuvent plus être commercialisés s’ils dépassent les seuils.

Pourquoi les PFAS étaient-ils utilisés dans les papiers anti-graisse ?

La liaison carbone-fluor est à la fois très stable et très peu affine avec l’eau comme avec les graisses : quelques grammes par tonne suffisaient à rendre n’importe quel papier ingraissable, sans modifier son aspect ni sa main. C’est précisément cette stabilité qui pose problème — les PFAS ne se dégradent quasiment pas dans l’environnement ni dans l’organisme, d’où leur surnom de polluants éternels.

Les alternatives sans fluor sont-elles aussi performantes ?

Sur la grande majorité des applications, oui — l’ingraissable naturel notamment atteint des barrières élevées sans le moindre additif. Sur quelques niches très exigeantes (produits très gras servis brûlants, contact long), les alternatives sans fluor demandent parfois un grammage supérieur ou un temps de contact plus court. Nous validons systématiquement l’adéquation par échantillon avant lancement.

Comment prouver ma conformité à mes propres clients ?

Le PPWR impose une déclaration UE de conformité par type d’emballage mis sur le marché. Nous fournissons pour chaque référence la déclaration de conformité contact alimentaire (règlement (CE) n° 1935/2004) et les éléments documentaires relatifs à l’absence de PFAS [À ADAPTER : préciser rapports d’essais disponibles — fluor total par CIC, analyses ciblées]. Conservez ces documents : c’est le dossier qui sera demandé en cas de contrôle DGCCRF.

Impression, formats et fin de vie

Peut-on imprimer un papier ingraissable ?

Oui, en flexographie avec des encres à faible migration adaptées au contact alimentaire. La surface très fermée du greaseproof naturel demande des encres et un séchage adaptés — la pénétration est faible, ce qui donne des aplats nets mais impose de maîtriser le temps de séchage. Sur papier cristal calandré, le rendu est encore plus contrasté.

Sous quels formats est-il disponible ?

Bobines, feuilles au format, formats prédécoupés pour sachets, cornets, doublage de barquettes et de paniers. [À ADAPTER : lister laizes, formats standards et MOQ]

Est-il recyclable et compostable ?

Un ingraissable naturel est constitué uniquement de fibres cellulosiques : il est repulpable, recyclable en filière papier-carton et généralement compostable, y compris en compostage domestique selon les référentiels. Attention : c’est le papier vierge qui l’est. Un papier ayant absorbé de la graisse alimentaire relève, en fin de vie, de la consigne applicable aux emballages souillés — souvent le compost ou les biodéchets plutôt que le bac papier. Les versions avec traitement de surface doivent être évaluées au cas par cas.

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